Entre les tâches quotidiennes et la découverte de la ville, apparemment sans charme. Le centre est vieux et des quartiers laissés à l'abandon au détriment des nouvelles constructions dans la périphérie.


Mais Porto Torres à sa vie dans l'histoire, de très nombreux sites archéologiques entourent la ville sur 30 km à la ronde.
- Le XIVe siècle voit l’influence espagnole de la cour d’Aragon s’étendre petit à petit à l’ensemble de la Sardaigne. Cette influence catalo-aragonaise laissera des traces profondes dans la culture et surtout la langue – sarde.
- La tour aragonaise de Porto Torres

- En plein milieu du port, tour de défense, haute de 16 mètres, elle est construite sur trois étages : une citerne au premier niveau, surmontée d’un logement au deuxième, puis d’une terrasse défensive. Devenue bureau des douanes et phare au fil des siècles, elle ne se visite pas, mais on peut en faire le tour, un bâtiment tout juste millénaire (elle a été construite en 1323) émeut encore…
- La domination byzantine dure un millénaire, et le vestige le plus marquant est la basilique de San Gavino, située à quelques minutes à pied du port.







Quant à San Gavino, à qui la basilique est consacrée, il s’agirait du Romain Gavinus, commandant de la garnison de Turris Libisonis, il aurait été décapité en 304, faisant de lui l’un des premiers martyrs sardes.
La Chapelle ou fut décapité San Gavino

La plus grande et plus ancienne basilique de Sardaigne "Basilique di San Gavino".

Sa principale curiosité est son absence de façade, ce qui laisse la place à deux absides (une de chaque côté),

l’entrée se faisant par des portails latéraux : un portail côté sud et deux portails côté nord (un roman et un gothique).

En effet, la basilique, de style roman, reçoit des éléments gothiques à l’occasion de travaux de restauration, au XVe siècle. Les colonnes de marbre, à l’intérieur, proviennent des constructions de l’ancienne cité romaine. La crypte du dix-septième siècle abrite les reliques de 3 martyrs Turritani.



Le port est très actif, puisque la très grande majorité des visiteurs passent par Porto Torres pour embarquer et débarquer des ferries venants de Gènes, Ajaccio, Toulon, Nice, Barcelone et autres provenances, en faisant le premier port à ferries de la Sardaigne.
La ville fut prospère jusqu'en 2010 avec son industrie pétrochimique et sa fabrique de papier. Aujourd’hui une friche industrielle de plusieurs dizaines d'hectares, ne faisant pas la gloire des habitants.
Nous avons découvert une zone archéologique avec des thermes, un musée, un pont romain, un bel endroit entre le port et la ville.

Les thermes

Le Pont Romain



La grandeur des thermes

